réflexivité

Type de projet : réhabilitation, greffe architecturale, neuf et ancien

Concours – Architecture

Perspective imagée du projet et son insertion dans la ruine | Image de couverture du projet Réflexivité du site atelierkaose.com

Commanditaire : Prix W

Nature : Le château de La Tour d’Aigues

Patrimoine et gastronomie

Greffe architecturale

Surfaces : 3200m²

Coût : /

Calendrier : 2020

Equipe : Gaëtan Croisille, Marine Szymczak

Comme un corps accidenté mais dont le cœur bat encore, le château en ruine a conservé ses organes vitaux : le portail principal, ses tourelles d’angle, le donjon. Amputé de ses autres membres, on en ressent pourtant toujours la présence : lorsqu’on déambule dans une ruine, on cherche souvent la projection de ce qu’elle était avant. Le projet développe ainsi une zone de réflexivité ; dans laquelle le promeneur se déplace dans un espace qui n’est pas une pièce, évolue autour d’un mur qui n’est pas un mur, franchit une limite qui n’est pas une porte.

Cet espace est créé par une ossature métallique, comme une grille en trois dimensions, dans laquelle viennent s’insérer des volumes accueillant de nouveaux programmes. Redonnant vie aux organes vitaux du château encore présents, l’insertion de ces trois volumes dans le décor existant greffe ainsi de nouveaux membres au château. L’ossature qui les entoure et les supporte recrée quant à elle un squelette au bâti.

Cette grille en trois dimensions, qui crée des espaces sans les enclore, permet de mettre en valeur les découpes de la ruine, de créer des cadrages, et d’offrir une déambulation dans la ruine dans toutes les dimensions de l’espace, et non plus uniquement entre les traces au sol.

Les trois volumes ajoutés s’organisent en trois pôles. Le volume le plus à l’Est est dédié à la gastronomie, accueillant un restaurant, un bar, un atelier de cours de cuisine, une salle de tournage pour les émissions de cuisine, une salle de projection, et une distillerie d’eaux de vie, avec des fruits locaux issus des producteurs avoisinants. Ce pôle gastronomie est complété par un espace dégustation de vins dans le donjon ; et par l’aménagement de la terrasse, désormais pensée comme l’extension extérieure du restaurant.

Le volume central est quant à lui dédié aux expositions : les deux premiers niveaux offrent un espace d’exposition temporaire, le dernier étage un parcours permanent, expliquant les spécificités du terroir local, et de la production d’alcools locaux.

Le volume le plus à l’Ouest s’organise autour de la thématique de l’art de la table, accueillant une boutique de produits locaux et une boutique d’objets design, directement accessibles par l’entrée latérale du château. Les deux étages supérieurs accueillent des chambres d’hôtes, quatre suites dont deux parentales, en lien avec un salon de lecture, également accessible au grand public, et à un atelier de poterie, offrant la possibilité de créer ses propres céramiques.

Les volumes sont organisés en plan libre, distribués parallèlement à toute leur longueur par une coursive encadrée entre deux feuilles de polycarbonate, créant un jeu d’ombres chinoises avec les silhouettes et avec les découpes de la ruine. Trois noyaux verticaux de circulation, un par volume, sont accessible depuis le rez-de-chaussée. Cette disposition préserve ainsi les ruines au sol, puisqu’on ne retrouve au rez-de-chaussée que l’emprise réduite des noyaux verticaux, et celle de tous les fins poteaux.

L’ossature devient ainsi une façade épaisse, accueillant les espaces servants des volumes. Elle crée une composition capable de produire sa propre opacité, sa propre inertie. L’espace n’est plus pensé en termes de plein et de vide, mais plutôt en termes de substances plus ou moins denses. Cette matérialité, alliée à la transparence et aux différents degrés d’opacité du polycarbonate utilisé pour toutes les façades ; affirment le projet non comme un bâtiment, mais presque comme un cosmos.

Comme la grammaire picturale ‘point, ligne, surface’ de Kandinsky, le projet développe ainsi une grammaire architecturale, dans laquelle le point serait l’emprise au sol du poteau, la ligne l’ossature, et la surface les plans des volumes.

Comme un corps accidenté mais dont le cœur bat encore, le château en ruine a conservé ses organes vitaux : le portail principal, ses tourelles d’angle, le donjon. Amputé de ses autres membres, on en ressent pourtant toujours la présence : lorsqu’on déambule dans une ruine, on cherche souvent la projection de ce qu’elle était avant. Le projet développe ainsi une zone de réflexivité ; dans laquelle le promeneur se déplace dans un espace qui n’est pas une pièce, évolue autour d’un mur qui n’est pas un mur, franchit une limite qui n’est pas une porte.

Cet espace est créé par une ossature métallique, comme une grille en trois dimensions, dans laquelle viennent s’insérer des volumes accueillant de nouveaux programmes. Redonnant vie aux organes vitaux du château encore présents, l’insertion de ces trois volumes dans le décor existant greffe ainsi de nouveaux membres au château. L’ossature qui les entoure et les supporte recrée quant à elle un squelette au bâti.

Cette grille en trois dimensions, qui crée des espaces sans les enclore, permet de mettre en valeur les découpes de la ruine, de créer des cadrages, et d’offrir une déambulation dans la ruine dans toutes les dimensions de l’espace, et non plus uniquement entre les traces au sol.

Les trois volumes ajoutés s’organisent en trois pôles. Le volume le plus à l’Est est dédié à la gastronomie, accueillant un restaurant, un bar, un atelier de cours de cuisine, une salle de tournage pour les émissions de cuisine, une salle de projection, et une distillerie d’eaux de vie, avec des fruits locaux issus des producteurs avoisinants. Ce pôle gastronomie est complété par un espace dégustation de vins dans le donjon ; et par l’aménagement de la terrasse, désormais pensée comme l’extension extérieure du restaurant.

Le volume central est quant à lui dédié aux expositions : les deux premiers niveaux offrent un espace d’exposition temporaire, le dernier étage un parcours permanent, expliquant les spécificités du terroir local, et de la production d’alcools locaux.

Le volume le plus à l’Ouest s’organise autour de la thématique de l’art de la table, accueillant une boutique de produits locaux et une boutique d’objets design, directement accessibles par l’entrée latérale du château. Les deux étages supérieurs accueillent des chambres d’hôtes, quatre suites dont deux parentales, en lien avec un salon de lecture, également accessible au grand public, et à un atelier de poterie, offrant la possibilité de créer ses propres céramiques.

Les volumes sont organisés en plan libre, distribués parallèlement à toute leur longueur par une coursive encadrée entre deux feuilles de polycarbonate, créant un jeu d’ombres chinoises avec les silhouettes et avec les découpes de la ruine. Trois noyaux verticaux de circulation, un par volume, sont accessible depuis le rez-de-chaussée. Cette disposition préserve ainsi les ruines au sol, puisqu’on ne retrouve au rez-de-chaussée que l’emprise réduite des noyaux verticaux, et celle de tous les fins poteaux.

L’ossature devient ainsi une façade épaisse, accueillant les espaces servants des volumes. Elle crée une composition capable de produire sa propre opacité, sa propre inertie. L’espace n’est plus pensé en termes de plein et de vide, mais plutôt en termes de substances plus ou moins denses. Cette matérialité, alliée à la transparence et aux différents degrés d’opacité du polycarbonate utilisé pour toutes les façades ; affirment le projet non comme un bâtiment, mais presque comme un cosmos.

Comme la grammaire picturale ‘point, ligne, surface’ de Kandinsky, le projet développe ainsi une grammaire architecturale, dans laquelle le point serait l’emprise au sol du poteau, la ligne l’ossature, et la surface les plans des volumes.